Ne faîtes plus vos courses le vendredi soir à une heure de la fermeture.

VacheEnCol_re

Depuis que la crise économique est là, le vendredi soir, je suis davantage tranquille pour faire mes courses. Mais, vendredi dernier, que néni ! Avec mon petit panier en osier et quelques articles sur les bras je m'avance vers les caisses. Que vois-je ? trois caisses ouvertes seulement et à chaque caisse une queue phénoménale (oh ! pardon, messieurs) ; en fait, pas une mais trois .. queues (puisque trois caisses étaient ouvertes). Alors, prenant mon courage à deux mains, je m'avance et grossis la .. queue, puis j'observe. Deux caisses venaient de fermer et les caissières étaient en train de nettoyer le tapis (en mettant une tonne de produit et en utilisant une tonne de papier pour essuyer - bonjour, l'économie !). J'observe encore et mon regard se dirige vers le bureau de la responsable des caisses : elle téléphone. Quelques minutes après, deux hommes en chemise et cravate, et ... pantalon se dirigent vers elle en regardant le volume de clientèle agglutiné aux caisses. J'observe et avance au fur et à mesure que les clients passent. Plus que trois clients devant moi. J'ai déjà attendu plus de vingt minutes. Mon regard se détourne et j'analyse la situation : derrière moi, d'autres clients sont arrivés gonflant les rangs. Le magasin ferme dans une demi-heure. Mais que vont décider ces responsables qui réfléchissent, se tatent, hésitent : faut-il ouvrir d'autres caisses ? Et, puis, vlam ! voilà qu'une décision est prise : les deux caissières qui venaient de finir de nettoyer le tapis et de ranger, s'installent à deux autres caisses. Je n'en crois pas mes yeux. Arrivée au niveau de "ma" caissière, j'entame une petite discussion : "les heures sup. sont-elles payées quant on vous rappelle ?" "Oh non ! "me dit-elle " et "elles ne sont même pas récupérées". Bravo M. S. avec ton "travaillez plus,vous serez payés plus". Je n'ai pas le droit de citer la marque du magasin. Dommage, car je ne m'en serai vraiment pas privée.
Jusqu'où ce pays ira-t-il ?